Aujourd'hui, jeudi 21 juillet 2011, 19 Tamouz 5771, c'est l'anniversaire de la mort de notre Grand Maître, Rav Ben Tsion Abba Chaoul.
La biographie qui suit a été tirée, en partie, du site :
Le Rav Ben-Tsion Abba Chaoul est né à Jérusalem en 5684/1924. Son père, Rabbi Eliyahou, était une personnalité de haut niveau, attentif aux moindres détails de la Halakha.
Né en Perse (Iran), il était monté en Erets Israël avec ses parents,consécutivement à une menace de conversion forcée à l’islam. Il était l’élève du Rav Tsedaqa ‘Hutsin et du Rav Ya’aqov Moutsafi. Le Rav ‘Hutsin était quant à lui d’origine irakienne.
Arrivé à Jérusalem, il construisit avec ses propres deniers une synagogue, autour de laquelle il réunit quelque quarante familles. Il engageait les membres de la communauté à étudier au moins trois heures par jour. C’est dans cette atmosphère que germa le premier noyau séfarade significatif de la période moderne.
Sa mère se plaisait à accueillir chacun de ses enfants (elle avait quatre garçons et neuf filles) à son retour de l’école en disant : "Ils reviennent du ‘héder, on sent sur eux l’empreinte de la Torah", avec un enthousiasme qui les encourageait fortement dans leur voie.
L’un de ces enfants est Rabbi Its’hak Abba Chaoul, figure rabbinique de premier plan. Rav Ben-Tsion a étudié dès lors à la Yéchivath Porath Yossef, alors située en Vieille Ville.
Son assiduité était telle qu’il étudiait une page de Guémara avec ses commentaires à l’aller, entre le quartier des Boukharim et la Vieille Ville, et une autre le soir, à son retour, avec un compagnon de route (qui n’était autre que le Rav Ovadya Yossef).
Il s’est marié en 1949. Son épouse était la fille du Rav Yossef Charhabani, lui aussi l’une des personnalités marquantes de la ville en son temps.
Malgré l’indigence matérielle qui régnait dans leur foyer, toute leur descendance a fait preuve de fidélité religieuse absolue et s’est montrée inflexible dans son application des mitsvoth, ce qui était bien rare en ces périodes d’épreuve dans la Jérusalem du milieu du siècle. Durant des dizaines d’années, le Rav Ben-Tsion a étudié, puis enseigné à la Yéchivath Porath Yossef. Ses maîtres étaient le Rav Ezra Attiya et le Rav Avraham Addès. Le Rav Attiya était son guide principal.
Voici quinze ans, lors de l’enterrement de son Rav, Rabbi Ya’aqov Moutsafi, il a été frappé d’une embolie cérébrale, dont il ne s’est que partiellement remis, restant paralysé. Il a cependant réussi à reprendre l’enseignement, malgré toutes les difficultés.
Du fait de sa maladie, il a commencé à faire publier des ouvrages. Jusqu’alors, il affirmait :
"De deux choses l’une : ou ce que je dis est valable, et les générations passées l’ont déjà entendu, ce qui retire toute pertinence à un projet de publication; ou ce que je dis ne vaut rien …"
Dans le domaine du droit hébraïque, il a publié Or Letsion (deux volumes), dont la vigueur intellectuelle frappe tout lecteur. Deux autres volumes, réunis sous le même titre, portent sur les traités de Yévamoth (l’un des plus difficiles du Talmud) et sur Chévi’ith, ainsi qu’un volume consacré à des questions de pensée et de morale.
Son fils unique, Rabbi Eliyahou, Roch Yéchivath Michkan Tsion et enseignant à la Yéchivath Porath Yossef, prépare à l’impression d’autres manuscrits que Rav Ben-Tsion a légués à la postérité.
De nombreuses personnalités ont prononcé des oraisons funèbres au moment de son enterrement; elles provenaient des cercles les plus divers de l’univers orthodoxe, tant séfarade, qu'ashkénaze ou ‘hassidique : le Rav Its’hak Ezra’hi, Roch Yéshiva de Mir, le Rav Israël Moché Duchinski, chef du tribunal rabbinique de la ‘Eida‘Harédith, le Rav 'Ovadya Yossef, qui a été de longues années le compagnon d’étude attitré du Rav Abba Chaoul (il régnait entre eux une amitié où la critique positive et réciproque n’était pas absente), le Rav Chabtaï Attoun et le Rav Mordékhaï Eliyahou.
Notons l’expression du Rav Yéhouda Addès au nom du Maharal :
"les vieillards incultes, quand leur corps faiblit, leur esprit entame un processus analogue; par contre, chez les talmidéhakhamim, le corps, c’est l’ennemi, et quand le corps s’affaiblit, l’esprit s’amplifie. Pour qui sait les difficultés physiques auxquels le Rav Abba Chaoul a du faire face durant les quinze dernières années de sa vie, cette expression, très forte, est singulièrement appropriée."
Une foule exceptionnelle a accompagné le Rav Ben-Tsion Abba Chaoul à sa dernière demeure, le 19 Tamouz 5758
Que son souvenir soit une bénédiction pour tout le peuple juif !
Je vous propose une vidéo où le Rav Ron Chaya rapporte une anedocte exceptionnelle sur la personnalité du Rav Ben Tsion Abba Chaoul.
rav Ben Tsion ABBA CHAOUL : Parle !
by ben26ben
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